Clair ruisseau

Publié le par DANIEL

 Comme dit précédemment, je reprend désormais mes vagues blablas divers et « tentatives d’anticonformisme ».

 

 

Et oui, Pierre va bien, va mieux, je t’aime Pierre !!! (ça, c’est fait).

 

 

 

 

 

 

Questions de téléspectateurs dans un morning de canal + de matin. Propos choisis :

 

 

 

 

1/ « Il est fait obligation, de par la loi, de traduire les termes anglais dans les médias, tout le monde n’étant pas sensé en France être bilingue. Que veux donc dire « Clearstream » ? »

 

 

Et là, je manque de m’étouffer avec mon café lorsque la journaliste se met à parler d’affaire « Claire comme de l’eau de roche » (sic). Oui, morte de rire.

 

 

2/ « Mais Clearstream, c’est pas un test de grossesse ? »

 

 

Re-manque d’étouffement, mais avec mon pain cette fois.

 

 

La seule chose que l’on puisse unanimement constater, c’est qu’hormis une vingtaine d’éditorialistes, les parlementaires, les membres du gouvernement, les étudiants à l’ENA et quelques mordus de politique, la prétendue affaire n’intéresse pas grand monde.

 

 

En effet, elle semble  un peu trop complexe à suivre pour le téléspectateur moyen ou la ménagère de moins de 50 ans, accoutumés aux mots de moins de trois syllabes, s’offusquant qu’ils mettent encore des bulletins d’informations entre les publicités, et ne distinguant pas le Parlement du Gouvernement (pour rappel : les uns votent les lois, les autres les « retirent » => re sic). Trop de noms, trop d’évènements sur une longue période, trop de supposés retournements de situation. Habitués à ce qu’on leur rappelle dix fois par émission « on se retrouve tout à l’heure avec ceci » et « n’oubliez pas ; pour X tapez 4938205820 », leur mémoire se trouve aussi certainement un peu trop stimulée.

 

 

Pourtant, il en est qui croient à une forme de « sagesse populaire », une sagesse du bon sens sans l’ENA ou Sciences Po, une sagesse sortie de la terre (ou, de nos jours, des 35 heures). En l’occurrence, elle commanderait de ne pas accorder pléthores de neurones à ce remuement politique pour se concentrer sur les préparatifs de vacances, le bac du grand, le spectacle de l’école de la petite, et la torture quotidienne d’une diète imposés par les joies prochaines du maillot de bain à deux pièces.

 

 

En ce qui me concerne, comme je suis convaincue qu’elle a raison !!

 

 

D’une part, «l’affaire » apparaît à mes yeux davantage comme une diversion (soit pour détourner l’attention des anti-dernière-loi-en-date-Sarko-sur-l’immigration, soit pour masquer l’intention profonde de Chirac de flinguer ce dernier nommé pour les présidentielles de 2007 en lui offrant d’être nommé premier ministre, soit parce qu’en réalité les juges ont découvert que les fameux comptes étaient réels, qu’ils en ont vidé le contenu, et qu’ils s’apprêtent à partir aux Bahamas en contrepartie de leur silence et de leur assistance pour « faire croire que… » ; etc.) qu’une affaire. Affaire il y aurait si tout le monde ne savait pas depuis longtemps que les campagnes électorales ne sont pas financées comme les restos du cœur et que l’on ne peut décidément pas faire confiance au moindre politique. Or, tout le monde le sait, même si Monsieur tout-le-monde espère en vain que cela change, on peut rêver.

 

 

D’autre part, que le Premier ministre se nomme De Villepin ou De Sarkozy, quelle différence ? Si ce dernier était un homme d’Etat et non un homme de médias et/ou de pouvoir, il accepterait sans tarder une telle proposition ; l’influence actuelle de Chirac étant ce qu’elle est, le Premier ministre est sensé, par un effet de balancier, avoir les mains nettement libres dans la gouvernance du pays, plus peut-être qu’il ne les aurait en étant à la tête de l’Etat. Oui mais euh «Président de la République  » ça sonne mieux sur un CV (et dans le dico, et sur une pierre tombale, etc.) ; or trouvez moi des exemples de Premier ministre devenus chefs d’Etat lors d’élections survenant alors qu’ils sont en place ?...

 

 

Et ça pue, tout ça, ça pue….

 

 

Je vois déjà vos yeux fatigués de la lecture des deux derniers paragraphes. Et vous avez raison : mais qu’est-ce qu’on s’en fout…

 

 

La dette est ce qu’elle est, le chômage est ce qu’il est, une petite fille de 5 ans a disparu ce week-end …

 

 

et « eux », que font-ils de leurs journées ? Ils se portent parties civiles, s’accusent mutuellement de mensonge et/ou de calomnie par presse interposée, et pour les plus déclinistes, reprennent leur litanie (léthargie) sur la France qui va mal et qui n’est pas sortie de l’auberge. Pour une année utile, déjà 4 mois de perdus en blablateries. Et ça sort d’une Ecole Nationale, tout ça tout ça.

 

 

Oui, ben moi, je prépare mes vacances ; tout cela n’aura pas beaucoup changé quand je reprendrai les cours.

 

 

 

Publié dans De nos jours

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Marco 08/05/2006 10:52

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces "scandales" oh tellement bien organisés (2 personnalités de gauche, 2 personnalité de droite; histoire qu'on ne se doute pas de qui tire les ficelles de cette mascarade) sentent, si ce n'est la merde, les élections qui s'approchent!
Avant chaque élection, on trouve toujours de "remue-merde" pour ressortir des scandales de derrière les fagots...Ce qu'on oublie de nous dire souvent, c'est qui est celui qui a balancé la boule puante! Pourquoi? parce que souvent, ce corbeau, ou l'instigateur de ces "complots" est un politique en vue.
C'est vraiment bas pour des gens de la "haute"!