Des cons promis

Publié le par DANIEL

  Dans la collection grand angulaire, je voudrais Monsieur Daniel PARIS, lecteur de Sens.

Ce très cher monsieur, inconnu au bataillon, vient de me fournir deux arguments supplémentaires pour le oui qui rendront difficile mon retour vers le non. Je lui en veux un peu, ne serait-ce que pour le suspens. C'était marrant.

Donc, cet honorable penseur a décidé d'écrire à "Madame Figaro" ( personne n'est parfait : lui et moi lisont ce monceau de merde. Ne me demandez pas pourquoi, il me tombe sous la main, je ne peux pas m'en empécher, je parcoure... ). Et il mène tellement bien son argumentation que je ne peux que le citer pour ne pas le trahir. En résumé, il conclue ma vision des choses sur un non au TCE au nom de la renégociation :

" Le traité au referendum n'est pas le meilleur traité. Le meilleur traité présenterait tous les avantages, et notamment l'adhésion de tous. Mais le meilleur traité a un inconvénient : il n'existe pas. Un meilleur traité n'existerait que si le non l'emporte.

- A supposer que l'on se remette immédiatement à l'ouvrage, ce qui est plus qu'incertain, les dix nouveaux pays pèseront beaucoup plus qu'ils ne l'ont fait sur les négociations.(...) Tous ceux qui prônent le non aujourd'hui(...) le savent et ne le disent pas.

- De plus, il existe une nuance de poids entre les partisans du oui et ceux du non. Les partisans du oui, même de sensibilité politique différente, votent le même texte alors que ceux du non ne se mettront jamais d'accord : imagine-t-on l'extrême droite et l'extrême gaucje construire et approuver ensemble un texte commun ? Dire non, c'est donc arrêter, ce n'est pas avancer en mieux ! (...)

On a le droit plein et entier de refuser la construction politique de l'europe, mais il faudra assumer l'avenir plus ou moins éloigné où d'autres blocs, qui ne sont pas des nains politiques comme nous, nous imposeront leurs valeurs, alors que nous aurions du faire rayonner les nôtres : le rapprochement des peuples par la paix et le respect de l'autre".

Snif. J'aurai voulu le trouver toute seule. Le pire, c'est que c'est d'une évidence limpide.

Bah, ça m'empêchera pas de continuer à critiquer la campagne ( à quoi ça sert de rédiger un épisode 1 si ya pas d'épisode 2 ??!!!! ).

Je retiens une chose la-dedans. C'est que ces arguments de poids pour le oui n'ont pas été sortis par les professionnels de la question du moment ( j'ai nommé Chirac, Hollande et compagnie, même mon pote Sarko ! ), mais par un humble citoyen. Moi ça me rassure. Et ça m'effraie aussi.

Compromis, cons promis...

enfin, c'est juste mon avis.

Publié dans De nos jours

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Nicolas 14/05/2005 22:53

Petit rajout explicatif.
Sur le dangers des 10 petits nouveaux : je doute que leur importance pour une prochaine réécriture soit élevé, du fait de la place qu'on entends leur accorder au sein du parlement européen et du fait qu'au sein de se parlement les pays tel la France et l'Allemagne dispose d'un nombre de sièges ahurissant par rapport aux autres. Ce qui tend à montrer qui tient les reines (lol) lors des négociations. Certes ce n'est que spéculation, mais je ne lit pas encore les cartes ;-).
Sur la raison de voter oui que j'avance : Ce texte on le sait est très difficilement applicable, au pire on va essayer ça va pas marché convenablement, je vais rire et ça changera. Alors pourquoi voter oui si ce texte est si pourri. Simplement parce que idéologiquement il est franchement pas mal, et je doute que personne n'y trouve son compte. Et plus important, la pratique diffère toujours de la théorie, les constitutions constitues un cadre qu'il faut apprendre à manier. Comme je montrait à travers deux exemples les organes outrapasse régulièrement leur droit pour arrivé à quelque chose que n'avait pas prévu la constitution, je pense notemment au fait qu'en période fait majoritaire le chef réel est le président et que cet acquis a été parfaitement intégré en adoptant le quiquennat, qui a quelque peu signer l'arret de mort de la cohabitation. Ce que je veux dire c'est quelque soit le texte envisager sérieusement son application ne peux se concevoir qu'à partir des dérives possible et en l'occurence les dérives possibles me semblent assez bien encadré. Donc la base me semble bonne. Bon y'a beaucoup trop d'article, mais pour moi ce n'est qu'une étape. Les gens, les poliques n'étaient pas près à former un véritable Etat. Rome ne s'est pas faite en un jour comme on a coutume de dire, laisser à l'Europe le droit de naitre doucement, même cela peut parfois est de manière assez gauchère. L'empire romain a lui même fait de grosses bourdes, et pourtant 1000ans de durée de vie ça reste inégalé.

Nicolas 14/05/2005 20:12

"Imagine-t-on l'extrême droite et l'extrême gaucje construire et approuver ensemble un texte commun ?" Ça je demande à voir, rien que pour me marrer.

L'argumentation est sans faille, bravo au monsieur. De toute façon je compte voter "oui", je sais faut pas le dire mais bon... Une chose cenpendant, l'apparition de nains politique pèsera aussi dans le parlement européen, mais je n'ai plus le chiffre en tête, ce que je sais c'est que ce sera faible. Alors le poids dans les négociations serait je pense à la hauteur de leur place au sein du parlement européen. Cela dit il y aura de toute façon négociation après le traité, mais partir de quelque chose est mieux que de partir d'une vague idée qui est différente pour chaque individu. CE traité n'est pas parfait thériquement difficilement révisable, mais pour autant que je sache la pratique et la théorie en politique peuvent être bien différente. Exemple : référendum instqurant l'élection du président de la République au SUD en 1962 à l'initiative du président. La réécriture de certaines lois par le conseil constitutionnel, je pense à la loi sur le PACS. Bref... vous voyez ce que je veux dire, l'important est d'avoir un base pas trop dégueulasse et ja crois qu'on l'a. ;-)