Cocotte minute

Publié le par DANIEL

Oui ou non au TCE ? En ce qui me concerne, je me résoud à voter oui. Un oui sans enthousiasme, un oui d'évitement du non, un oui peut-être à regret, mais un oui, celui que mes gouvernants attendent de moi...

 

Je ne crois pas au cataclysme d'un post-non. Ce sera pas terrible, soit, mais de là à imaginer la fin du monde, du nôtre, de l'UE, faut peut-être pas dramatiser non plus.

J'aurai voulu faire un signe à la classe politique, comme beaucoup. Les effrayer, un peu comme eux le font. Utiliser les armes de l'adversaire. Cependant les gouvernants ne sont pas nos adversaires, on leur a filé leur mandat. Quoi que ce mandat aussi, on a du le leur donner "sans enthousiasme, par évitement d'un autre, peut-être à regret".

Je me suis dit un moment que je pouvais attendre 2007 pour "sanctionner". Non pas les sanctionner personnellement, ils n'ont pas des métiers faciles, et chacun a sa part de responsabilité dans le fait qu'ils ne puissent que difficilement mener leurs programmes à bien, ne serait-ce que par les protestations systématiques au moindre changement dans notre beau pays. Paradoxe ultime : nous vouons un culte au bougisme d'une part et un culte à l'immobilisme d'autre part.

Je voulais plutôt sanctionner la façon de faire de la politique. Et cette sanction-là, je ne pouvais me permettre de la penser pour 2007, car me retrouver avec Le Pen ou Fabius président pour avoir voulu "leur montrer", je trouve ça con. Il ne me restait donc que ce referendum, où conformément à la tradition, je n'aurais pas répondu à la question posée.

Pourtant, même si je sens le coup fourré dans ce texte, bien que ma lecture m'ait amenée à y voir plus de points positifs que de points négatifs, je voterai sûrement oui. Certains avancent que la "sanction" des gouvernants a été mise en oeuvre à travers les sondages de ces dernières semaines :en leur faisant croire pendant des semaines qu'ils l'avaient dans le ***, ils auraient compris. Moi je ne crois pas.

J'en reviens donc à mes positions précédemment avancées dans les articles de ce blog.

Quelque chose me chifonne cependant, au-delà du TCE et du referendum. Ma question est simple, et elle n'est pas de moi : que faisons-nous de notre violence ?

J'entend parler d'obsession sécuritaire, et la seule chose que je constate, c'est qu'à être tous sur la défensive en permanence, on a tendance à mettre l'offensive sous cloche. Plus personne ne se crache à la figure lors des débats ( dans tous les domaines : de la littérature à la politique en passant par la meilleure recette de pate à crêpe ), et j'y vois un signe alarmant que notre société hyper policée ( vive la civilisation ) ne sait plus se battre. Les chamailleries niveau maternelle entre opposants et partisans d'une mesure donnée se font par média interposé, et lorsqu'il y a confrontation, une page de pub et tout va mieux.

Chacun a de bonnes raisons et tout est défendable au nom du dieu égalité, rien ne doit être censuré au nom du dieu liberté d'expression. La france d'en bas se permet de faire des reproches au chef de l'Etat, qui s'incline. Puis tout le monde repart en paix. Et vive la France. Les problèmes ne sont pas réglés, rien n'a changé, mais tout le monde a parlé. Pour ne rien dire.

Alors qu'un bon coup de poing permet souvent de se faire comprendre clairement, sans ambiguité. Peut-on encore parler d'arène ? Les gladiateurs se serrent la main et font attention à ne pas se blesser. S'ils se blessent, c'est par mégarde, et ( surtout ) ce n'est pas pour blesser mais pour se mettre en valeur. Il n'y a pas d'ennemi, il n'y a pas d'ami, il n'y a que soi.

Le mal est partout, il faut se méfier : dans le TCE, chez les hommes politiques, chez mon boucher qui veut m'empoisonner, dans la voiture qui peut avoir un accident. Le plus grand drame, c'est qu'il est parmi nous, non au-dessus de nous. Quand on avait Dieu, on pouvait se permettre de croire qu'il n'était ici que pour nous faire gagner notre salut. Maintenant le mal n'est la que pour nous faire chier. Chacun dira "pour me faire chier".

Et lorsque le mal n'est pas là, c'est suspect il va revenir, méfions-nous ( développement durable, principe précaution, j'en passe ).

Pourquoi se défendre quand on peut le prendre à la racine ?

Tout cela pour en venir à la chose suivante : je rêve d'un monde d'assassinats politiques. Je rêve d'un monde où l'on censure. Je rêve d'un monde de violence.

Ainsi, les plus violents et les plus contestataires d'aujourd'hui ne sortiraont plus du lot. Ne pouvant plus se faire de publicité par ce biais, ils renonceront.

Pourquoi pas.

C'est juste mon avis

Publié dans De nos jours

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Commenter cet article

Nicolas 24/05/2005 13:19

My Godness!!! Que lis-je?

Une obligation de résultat? C'est un truc bien franchouillard ça. Parallèle possible avec la recherche en France. On doit trouver quelque chose, alors qu’un chercheur ça cherche, ça trouve peut-être mais ça cherche, c’est ce qu’on appelle la recherche fondamentale, la seule qui soit à l’origine des révolutions scientifiques (je pense aux fractales par exemple).

Je vote pour un programme alors je veux voir le résultat, je suis consommateur de politique. J’élis sur contrat, et si je n’ai pas ce que je veux il y rupture de contrat escroquerie sur la marchandise. Le politique n’est pas Dieu, tout ne dépend pas de lui. Nombrilisme mon amour. Pendons-les haut et cours, non pas pour leurs idées mais pour violation de contrat. Bravo…

Et vive la démagogie, je suis élu pour de multiple baisse d’impôt, je dois le faire quoi qu’il arrive, je dois aussi faire du social, alors je finance allègrement, tout le monde est content. Le déficit se creuse, peut importe je gagne, j’ai tenu mes promesse la populasse est heureuse.

Si la politiques est clientéliste alors elle n’est plus de la politique, elle est prestataire de service, et en tant que tel dois respecter à la lettre ses engagements. La guerre ? Peut importe la ligne ne doit pas changer, c’est contractuel. Tu te rends compte de ce que tu dis là ?

La politique doit être efficace, pragmatique résoudre tous les malheur du monde, elle doit être mon père, mon guide, mon infirmier. Et moi je n’ai qu’à lui imposer mes choix, rigoureusement. Voter pour du concrèt, des baisse d’impôt, des promesses, c’est croire que le politique est le père noël. Il arrive avec son sac blindé de cadeaux, pas de père fouettard, le mon est beau, gentil, mignon.

Je n’ai plus d’idéologie, je n’ai que des désirs, des besoins, je suis consommateur. C’est nihilisme ton affaire… Je ne crois plus, je veux. Bravo, ça va surement avancer le problème.

Violent, oui, mais franchement là t’as craqué…

Nicolas 24/05/2005 13:15

My Godness!!! Que lis-je?

Une obligation de résultat? C'est un truc bien franchouillard ça. Parallèle possible avec la recherche en France. On doit trouver quelque chose, alors qu’un chercheur ça cherche, ça trouve peut-être mais ça cherche, c’est ce qu’on appelle la recherche fondamentale, la seule qui soit à l’origine des révolutions scientifiques (je pense aux fractales par exemple).

Je vote pour un programme alors je veux voir le résultat, je suis consommateur de politique. J’élis sur contrat, et si je n’ai pas ce que je veux il y rupture de contrat escroquerie sur la marchandise. Le politique n’est pas Dieu, tout ne dépend pas de lui. Nombrilisme mon amour. Pendons-les haut et cours, non pas pour leurs idées mais pour violation de contrat. Bravo…

Et vive la démagogie, je suis élu pour de multiple baisse d’impôt, je dois le faire quoi qu’il arrive, je dois aussi faire du social, alors je finance allègrement, tout le monde est content. Le déficit se creuse, peut importe je gagne, j’ai tenu mes promesse la populasse est heureuse.

Si la politiques est clientéliste alors elle n’est plus de la politique, elle est prestataire de service, et en tant que tel dois respecter à la lettre ses engagements. La guerre ? Peut importe la ligne ne doit pas changer, c’est contractuel. Tu te rends compte de ce que tu dis là ?

La politique doit être efficace, pragmatique résoudre tous les malheur du monde, elle doit être mon père, mon guide, mon infirmier. Et moi je n’ai qu’à lui imposer mes choix, rigoureusement. Voter pour du concrèt, des baisse d’impôt, des promesses, c’est croire que le politique est le père noël. Il arrive avec son sac blindé de cadeaux, pas de père fouettard, le mon est beau, gentil, mignon.

Je n’ai plus d’idéologie, je n’ai que des désirs, des besoins, je suis consommateur. C’est nihilisme ton affaire… Je ne crois plus, je veux. Bravo, ça va surement avancer le problème.

Violent, oui, mais franchement là t’as craqué…

Ronan 24/05/2005 12:53

MOn rêve est la théorie du jugement populaire qui est en soit un tantinet plus radical que le vote par les urnes. A chaque fin de mandat, les engagements non tenus par les politiques se verront recencés dans un plaidoyer d'un procureur tout puissant invoquant la mise à mort, la torture, la mutilation, ou le bagne selon le degré de résultat entre leur promesse et leur réalisation.

Nicolas 24/05/2005 12:40

Bravo!!!
Tu connais déjà mon avis lol.
Tu écris divinement bien, j'adore.