De la cruauté

Publié le par DANIEL

Il y a des jours où il fait beau, où je me sens bien, et alors je pense à toi.

J'espère, peut-être avec cruauté, que toi, tu as froid, et que tout va au plus mal. C'est la petite fille qui parle. Celle que tu as tuée. Peut-être, et même certainement, as-tu aussi atteint la future femme.

Que deviens-tu ? Je ne suis pas pressée de te revoir tu sais. La dernière fois, on ne s'est pas quittés en très bons termes.

Je crois que c'est à toi de pleurer.

Malgré tout je n'oublie rien, pas même les bons côtés.

Prend le temps de réfléchir au sens de tes actes, au sens de ta vie. Tu devrais avoir une cinquantaine d'années quand tu sortiras. Que feras-tu alors ?

En fait, tu as tout perdu. Ta famille, ton boulot, ton estime de toi-même, ta dignité. Pour avoir tiré ton coup. C'est idiot, non ?  

A ta place, j'en finirai. Tu ne voudrais pas faire cela avant l'appel ?

J'oubliais, tu as bien trop d'orgueil.

Et dans l'histoire, tu connais ma plus grande peur ?

Je crains de te ressembler, un jour. Non que je me sente des penchants pour les jeunes enfants, non. Mais je crains de passer à côté de ma vie. Et de ne m'en rendre compte que lorsque je serais absolument seule.

Je te hais tu sais.

Publié dans Moi je...

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Nicolas 30/05/2005 19:20

Tu es quelqu'un de bien,
La personne la plus formidable que j'ai jamais rencontré,
un coeur énorme, d'une gentillesse absolue.
N'est pas peur de toi, tu es l'inénarable ;-).