Et bientôt, l'interdiction du chocolat dans les lieux publics

Publié le par Alliolie

Pour que mon propos soit clair, je ne nie absolument pas les nuisances du tabagisme passif. Fumeuse certes, empoisonneuse, je fais mon possible pour que cela ne soit pas le cas, surtout en présence d'enfants (et Dieu sait que j'en fréquente...).

Pourtant, je suis gênée de la nouvelle réglementation, bientôt applicable, concernant l'interdiction totale de fumer dans les lieux publics clos. Pourquoi ne pas, à l'exemple de l'Espagne, prévoir certains lieux à l'usage des fumeurs, d'autres à l'usage des non-fumeurs ? On nous répond que nous n'avions qu'à mieux respecter la loi Evin, le gouvernement n'aurait ainsi pas eu à limiter tant les possiblités maintenant.

Pour que mon propos soit encore plus clair, je ne considère pas le fait de fumer comme une liberté fondamentale, ni même comme une simple liberté publique. Pas plus que le droit de grignoter à longueur de journée ou de ne pas pratiquer d'activité sportive. Pourtant, ces dernières étant elles aussi des activités nuisibles à la santé, à quand une interdiction dans les lieux publics ?

Le mangeur de chocolat, pour ne citer que lui, incite ceux qui le regardent, spécifiquement ceux qui s'astreignent à de douloureuses restrictions alimentaires, à la consommation, et partant, à terme, à l'augmentation de son diabète, de ses risques cardio-vasculaires, en un mot, à la mort. Nous l'appelerons le grignotage passif, ou chocolisme passif.

Le glandeur invétéré soudé à sa zapette décourage, par son bien-être paresseux, son dédain pour les sages conseils du ministère de la santé et sa tranquillité insouciante, nos coureurs du dimanche, nos abonnés des clubs de gym, nos forcenés du stepper et nos accros aux abdos fessiers. Nous l'appelerons le glandisme passif.

Je vous vois venir : oui, mais les effets de la fumée de cigarette sont directement constatables sur les non-fumeurs, tandis que l'incitateur au grignotage ou aux journées canapé ne fait que proposer, et l'on dispose.

Seulement, saviez-vous que les cigarettes EN CHOCOLAT sont d'ores et déjà interdites ?

Par souci d'égalité (on a-do-re cette expression en France), je propose donc que la consommation de patisseries et de chocolat soit interdite en public, par RESPECT pour cette majorité de la population tentant désespérément de réduire sa consommation, et que les voitures, autres grandes pollueuses et instruments de je-ne-ferais-pas-50-mètres à pied, restent à l'extérieur de nos villes, les courts trajets dans celles-ci devant être effectués à pied, afin de préserver notre forme.

Comment cela ? Atteintes aux libertés ? Que nenni : manger du chocolat n'est pas une liberté publique.

Publié dans De nos jours

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wolfy 10/11/2006 20:57

Partout òu l'interdiction s'est appliquée, elle ne gène plus personne et surtout pas les fumeurs (Ex : dans les hopitaux )!Un peu de bon sens et de respect et tout le monde peut vivre en bonne intelligence.En plus, je reconnais le droit à chacun de choisir sa mort et ça s'est un privilège des fumeurs car moi je ne sait pas de quoi je vais mourir !