Présidentielle 2007 : le sport (!)

Publié le par Alliolie

Jeu : Oh toi lecteur, sauras-tu restituer à chaque parti les propositions suivantes ?

 

 

1/ PS ou UMP ?

 

« Nul ne doit être empêché de faire du sport en raison de son origine sociale, de son âge ou de son lieu d’habitation. L’enjeu que représente la pratique sportive dans nos sociétés contemporaines est considérable car elle est un formidable outil de cohésion et d’intégration sociale. Source d’épanouissement individuel et vecteur de valeurs collectives, le sport a vocation depuis l’origine, à rassembler : il peut -et doit- être une école de la vie en groupe, favorisant l’épanouissement des idéaux de respect, de tolérance, de générosité et de dépassement de soi. C’est aussi un facteur important de la santé publique, par exemple face au phénomène préoccupant de l’obésité des enfants ou des dangers des maladies cardio-vasculaires. - Nous encouragerons particulièrement le mouvement associatif sportif pour le rôle qu’il joue dans l’épanouissement des individus et de la vie sociale. Le Conseil national du développement du sport devra favoriser l’équité entre tous les territoires en élaborant un véritable contrat de plan sportif entre l’Etat, les collectivités territoriales, les fédérations sportives et le Comité National Olympique et Sportif Français pour diffuser la pratique du sport dans toutes les catégories de la population, aussi bien en milieu rural qu’urbain. - Nous renforcerons le service public du sport en augmentant sensiblement les moyens budgétaires consacrés au sport et soutiendrons notamment le développement du sport féminin et du sport pour les personnes en situation de handicap. La place du sport scolaire et universitaire sera revalorisée pour promouvoir chez les jeunes le goût de la pratique sportive et les valeurs du sport. - Nous procurerons aux sportifs de haut niveau les moyens de défendre au mieux les couleurs de la France , dans les compétitions internationales, avec une attention particulière pour leur formation en vue de leur reconversion. »

 

 

2/ PS ou UMP ?

 

« Le sport, école de vie. Nous doublerons les heures de sport dans tous les établissements, et ce dès le primaire : au-delà de ses effets sur le bien-être et la santé de chacun, le sport est une école de vie et transmet des savoir être essentiels à la vie sociale et professionnelle. […]. Les propositions : 1. Respecter puis doubler les heures de sport prévues à l’école primaire et en confier la prise en charge à des professeurs d’éducation physique et sportive ou à des éducateurs sportifs. 2. Doubler le nombre d’heures obligatoires de sport au collège et au lycée, ainsi que le poids du sport aux examens ; rendre le sport obligatoire à l’université et à l’entrée aux grandes écoles. 3. Augmenter le nombre d’établissements scolaires proposant le mi-temps sportif et permettre à tous les parents qui le veulent d’inscrire leurs enfants dans un établissement de cette nature. […]  5. Accroître le rôle des collectivités territoriales et notamment leur place dans les organismes de cogestion du sport. 6. Créer une « grande école » du management sportif pour ceux qui veulent exercer des responsabilités dans ce secteur, ouverte aux étudiants, aux cadres de l’Etat, aux sportifs en reconversion. 7. Valoriser le bénévolat dans les clubs de sport en le prenant en compte dans les parcours universitaires, pour la validation des acquis de l’expérience, pour la constitution d’une retraite et sur le plan fiscal. […]. 10. Augmenter le budget du sport pour permettre de financer la remise à niveau des équipements et la création d’équipements nouveaux, adaptés à la demande actuelle de nos concitoyens (équipements omnisports), et accessibles à tous les budgets. 11. Inciter les entreprises à encourager la pratique sportive de leurs salariés (par exemple, par le biais d’un ticket- sport) et pour cela engager une concertation avec les partenaires sociaux. 12. Rapprocher le milieu du sport de celui de la santé (formation notamment) et renforcer l’information des Français sur le rôle du sport dans la prévention de certaines maladies[…] 14. Permettre aux Français modestes, aux femmes, aux personnes handicapées et aux personnes âgées, qui sont encore particulièrement sous-représentés, de pratiquer une activité sportive par des incitations spécifiques au sein des fédérations. 15. Développer la locomotion humaine (marche à pied ; vélo). […] 17. Créer un club d’entreprises partenaires qui financeraient, à égalité avec l’Etat, la préparation de nos athlètes aux Jeux Olympiques. 18. Identifier les sports stratégiques, soit en prestige, soit au regard des avantages comparatifs de la France , et créer pour eux des centres de recherche et de développement. […]  20. Accroître et accélérer la recherche pour que la lutte contre le dopage aille aussi vite que l’apparition des nouvelles substances. 21. Renforcer la responsabilité juridique des entraîneurs, des sponsors et des responsables de fédérations en matière de dopage. 22. Réfléchir au rythme des compétitions sportives pour le ralentir. »

 

 

Réponse : 1/PS     2/ UMP

 

Mon avis : Oyé oyé braves gens : le quinquennat sera sportif ! Je vous confie ma surprise, à la lecture du programme du PS, lorsque j’ai vu ce volet, surprise croissante de retrouver le même thème à l’UMP, et sous le même intitulé («école de vie »). Bien… nous avons tous vu Sakozy faire son jogging et Ségo sur la plage. Tout le monde semble favorable à l’augmentation du budget en la matière. MAIS… le PS semble s’inquiéter de la reconversion des sportifs de haut niveau : ne vaudrait-il pas mieux déjà s’intéresser à nos centaines d’étudiants en filière STAPS qui passent leur temps à demander des postes de professeurs de sport ? C’est peut-être une des raisons pour lesquelles l’UMP entend doubler les heures de sport à l’école. Et saperlipopette, je ne peux pas souscrire à la volonté de la droite de rendre le sport obligatoire à l’université (et l’entreprise est en voie de subir la même évolution…) : quand je parlais de l’interdiction prochaine du chocolat dans les lieux publics et de l’éventuelle interdiction des transports en centre ville pour favoriser la marche, on n’en est plus loin : ça va bien, la police de la santé ! Remarquez la proposition 15 de l’UMP !!! En revanche, je salue sa volonté de développement d’établissements à mi-temps sportifs, ou encore, à titre d’exemple, la favorisation du bénévolat sportif : pourquoi pas ? Enfin, concernant l’accès des handicapés à la pratique sportive, j’y suis évidemment à 200% favorable… encore des mots, toujours des mots ?

 

Publié dans Présidentielle 2007

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Alliolie 04/12/2006 18:14

D'accord avec vous sur pas mal de point,s (pas sur tous, sinon ce ne serait pas drôle) et ce bon vieux Chirac il est vrai aura eu au moins le mérite de respecter la volonté électorale majoritaire, je vous suis.
Il est vrai que j'aurais pu intituler le "jeu" "législatives 2007", mais d'une part c'est bien moins racoleur (lol), et d'autre part, ce qui m'intéresse avant tout est de voir s'il existe encore une différence tangible entre PS et UMP, au moins sur le plan des principes, ce que révèle parfois leurs programmes. J'ai passé des heures à mettre la comparaison au point (et oui, ils ne pouvaient pas aborder les différents thèmes dans le même ordre, cette bande de schniouf), et me suis amusée toute seule à constater plus de similitudes que de discordances. C'est-y pas beau cette France unie ?
L'objectif final, outre une première, modeste, schématique et partielle formation politique de mon petit frère, est de savoir s'il reste quelques petites idées, derrière ces jolis discours plein d'espoir dans l'avenir.
Le plus saignant et croustillant, vous vous en doutez, vient avec le volet économique...
A suivre
Très cordialement

andrem 04/12/2006 17:47

Pour la peine, je recommence. Si je passe les verrous sans slashs, vous pourrez détruire le texte raté.Pouf pouf.Comme d'hab, votre propos est plein de bon sens, et l'élu devra bien mettre en oeuvre tout ou partie du programme du parti qui l'a intronisé, avec des ministres issus d'icelui. Le programme n'est donc pas indifférent, dans le débat. Ce que je veux mettre en avant est que cette mise en oeuvre ne pourra avoir lieu que si l'élection législative qui suit confirme le choix du président. Ce qui implique qu'en effet les électeurs sont restés dans la cohérence, et que le candidat a bien combattu en mettant en exergue des valeurs et des orientations compatibles avec le programme de son parti. Dans le cas contraire, impliquant une cohabitation si la majorité est clairement opposée au président nouveau, par exemple, ou si une majorité faiblarde et relative impose une négociation permanente  projet après projet, la personnalité va devenir primordiale. Mitterand et Chirac ont eu des attitudes radicalement distinctes dans ces phases, et je dois le reconnaître, Chirac a été bien plus respectueux de la volonté électorale majoritaire avec Jospin que son prédecesseur avec lui-même. Je repense aussi au cas très particulier de 2002, année où le vote n'a pas du tout porté sur les programmes, en particulier au second tour. Je vais me répéter, mais la gauche si prompte à s'enflammer et à se lamenter, après avoir fait son devoir en votant Chirac, avait une possibilité de récupérer son influence. Les électeurs sontr restés chez eux, et ils ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes, non d'avoir rejeté Jospin, mais de n'avoir pas voté la législative. Voilà pourquoi la méthode m'importe, dans le comportement des candidats, et je vais bien au delà des deux favoris du jour. Il ne s'agit pas de jeter le programme comme élément négligeable, mais il n'est pas, à ce stade, le critère prioritaire. Il est un point d'appui, un soubassement, un départ, un tremplin. C'est déjà pas mal. Ce serait suffisant si Strauss Kahn avait été choisi, ce n'est pas le cas avec Ségolène, qui doit encore ramer dans ma tête. Pusique, évidemment, je cherche plutôt de ce côté là. Mais j'aurais pu tenir le même propos entre Sarko et ses challengers de papier, si mes attavismes m'y avaient porté. Pour pousser mon exemple à sa dernière extrémité, si Fabius avait eu les honneurs des militants, il n'est pas dit que je n'aurais pas cherché du côté de Bayrou, et même encore. Un petit dernier pour la route: je vous avais longuement répondu sur votre question traitant des valeurs prônées. Le commentaires s'est autodétruit en partant dans le Web, et je ne l'avais pas sauvergardé. J'ai renoncé à la récriture. Si j'ai le courage, demain un petit résumé.

andrem 04/12/2006 17:45

C'est pas vrai. Votre site me hait, j'imagine.Sarko est-il dans le coup?

Alliolie 04/12/2006 11:03

@ Andrem
"Il faut choisir un candidat sur sa personnalité". Le problème, c'est que nous ne sommes pas aux Etats-Unis, et que la personnalité du président de la République importe peu en France lorsque le 1er ministre est du bord opposé (majoriété parlementaire de l'opposition), et même dans le cas contraire, en raison de l'équipe qu'il doit constituer. Volonté de rupture par rapport aux programmes, je ne dis pas, et crois sur ce point autant Ségo que Nico (!). Mais n'oublions pas qu'une fois élu, l'un ou l'autre devra constituer une équipe de ministres derrière lui, chacun de ces ministres s'occupant des sujets évoqués... dans le programme. Comme je doute que Ségo choisisse Villepin ministre des sports ou Borlo and co, tout comme je doute que Sarko veuille Hollande ministre de l'économie, nous retrouverons les programmes, suivis ou non suivis, qui les rattraperont puisqu'ils ne peuvent s'affranchir d'un parti au sein duquel ils puiseront leurs collaborateurs. Non ?...
Et second point, si j'ai choisi de puiser ldans es programmes pour ce jeu, c'est 1/ parce que je trouve cela amusant 2/ Parce qu'à défaut, je me contenterais de citer les petites formules qui m'exaspèrent 'force tranquille versus ordre juste, et qui ne signifient rien.  3/ Parce que j'ose espérer qu'ils ne feront pas entièrement reposer leurs campagnes sur le "je vous écoute, sans vous je ne suis rien" adressés à des électeurs oublieux du "je vous ai compris"...

andrem 04/12/2006 10:22

Bonjour Alliolie.Votre petit jeu m'agace. C'est bien pourquoi j'y participe. Vous avez l'art de réveiller le dormeur et le paresseux qui sommeille (forcément).Vous donnez la réponse en fin de billet. Du coup, impossible de prende un risque. Je vais vous dire les couleurs par lesquelles je suis passé en lisant ces déclarations sportives.1°) Le premièrement. Son énumération de grands principes peu suivi de mesures précises m'ont fait penser qu'il pourrait s'agir du PS. J'en ai déduit pour éventer le piège que ce pourrait-être l'UMP.2°) Le deuxièmement m'a vu raisonner de même, trop précis pour ne pas être l'UMP, donc j'ai redouté un piège et pensé au PS.Il ne peut y avoir de piège en réalité; si un sujet est bien consensuel dans le langage des politiques, c'est bien celui du sport. Imaginerions-nous, en dehors de Georges Frêche, un parti ou un candidat prétendre que le sport est un opium à extirper, un ferment à violence, que sa seule justification serait d'exalter la race blanche, et que seule l'étude austère dans un réduit glacé forme les élites de demain?Bien sûr que non, et, contrairement à votre commentateur Marco qui se vautre dans le poujadisme le plus basique en nous sortant  le bon vieux lieu commun des paroles contre les actes, des promesses non tenues, et tutti quanti, je ne peux que me réjouir de cette proximité entre programmes politiques adverses.Qu'ensuite, dans la pratique, et dans l'exercice du pouvoir, ces programmes et ces déclarations puissent (parfois) être oubliés est un risque, un risque à courir, un risque que prend tout démocrate et tout citoyen qui se prête au jeu de la démocratie.Il n'empêche qu'il vaut mieux lire ces programmes là que ne pas les lire, ou lire le contraire, ou entendre, par exemple, ce qu'éructe Georges Frêche, toujours pas exclus.Un dernier point, Alliolie.Votre petit jeu porte sur les programmes des partis. Je reviens sur mes commentaires précédents: les candidats à la présidentielle, du moins ceux qui sont aujourd'hui vécus comme les deux principaux, ont pour tâche précisément de s'affranchir de ces carcans de programmes. Non par manque d'idées, non par peur de déplaire au plus grand nombre (quoique), mais parce que ce n'est pas le rôle d'un président d'appliquer un programme. C'est celui d'un premier ministre, et surtout d'une assemblée nationale digne de ce nom.Lorsqu'on reproche à un de ces candidats de ne pas connaître ses dossiers, on fait une erreur fondamentale, à caractère élitiste. Il faut juger et choisir le candidat sur sa personnalité, sur les méthodes qu'il préconise, sur sa façon d'écouter et de reformuler, bien plus que sur un catalogue de mesures et de mesurettes, catalogue non chiffré en général parce que inchiffrable, à la fois trop vague et trop précis pour être vraiment crédible.Je vous déçois probablement, mais je ferai mon choix de premier tour sur d'autres critères que sur les programmes de leurs partis respectifs. Nous en reparlerons peut-être.En attendant, votre jeu devrait s'appeler "législatives 2007".Si par hasard, en mettant en ligne, je découvre que mes apostrophes ont été saugement slashées par le vilain grand méchant web, je referai une tentative (j'ai sauvegardé mon texte). Vous porrez donc supprimer le commentaire en trop.