Présidentielle 2007 : la santé (2) : la prévention

Publié le par Alliolie

Jeu : Oh toi lecteur, sauras-tu restituer à chaque parti les propositions suivantes ?

 

 

1/ PS ou UMP ?

 

 

« Nous ferons d’abord de la recherche dans les sciences du vivant une priorité nationale. Nous voulons que la France redevienne l’un des pays les plus performants et les plus attractifs pour la recherche et l’innovation en santé. Dans un secteur en plein développement sur le plan mondial, nous en tirerons des avantages en termes d’emplois, de richesses et de croissance. […] Depuis trop d’années, la santé n’est vue qu’au travers d’une gestion comptable de l’assurance-maladie. Nous voulons d’abord mettre en place une politique de santé. Nous donnerons à la prévention de vraies ambitions en triplant les moyens qui lui sont consacrés au cours de la prochaine mandature. A tous les âges de la vie, nous développerons l’information sur les bonnes pratiques préventives, notamment au regard du Sida qui reste une préoccupation. Les actes de prévention bénéficieront d’un régime privilégié de remboursement. Nous renforcerons les liens entre le monde du sport et celui de la santé (formation des médecins, information et accompagnement des patients…) afin que chaque Français puisse pratiquer une activité physique, et celle de son choix, le plus longtemps possible. Nous augmenterons le remboursement des soins dentaires et optiques, qui sont des conditions élémentaires de bien-être et de bonne santé. […] Retrouver la confiance des professionnels : Avec celle des patients, la responsabilité des professionnels est une condition du maintien des grands principes qui font la force de notre système de santé : liberté d’installation des médecins, autonomie de prescription, liberté de choix de son médecin. Elle suppose la confiance entre pouvoirs publics et professionnels de santé. Aujourd’hui, il existe un réel épuisement des professions de santé, lié à l’isolement professionnel, à la surcharge de travail, à la succession des réformes, aux pesanteurs bureaucratiques, […]. Les professions de santé seront associées aux évolutions apportées, car rien ne pourra se faire sans elles. L’activité des professions médicales et paramédicales et le fonctionnement de l’hôpital seront facilités en simplifiant radicalement leurs tâches administratives. Fixons les objectifs. Laissons les professionnels choisir les méthodes. Substituons à la réglementation et à la bureaucratie la responsabilisation et l’engagement contractuel des professionnels de santé. Nous protégerons les patients et les professionnels de santé des excès de la judiciarisation et du risque de dérive de la médecine vers une pure prestation commerciale. C’est une menace aussi bien pour les soignants que pour les patients. La relation médecin-malade doit rester fondée sur la confiance et l’humanisme, et ce d’autant plus que le geste médical, lui, va devenir de plus en plus technique. Nous débattrons avec les citoyens des questions d’éthique. »

 

 

 2/ PS ou UMP ?

 

 

« La prévention :  - Nous lancerons un grand plan de prévention des maladies graves. Pour le cancer, nous généraliserons la détection précoce. Pour le SIDA, nous relancerons une politique de prévention ciblée très active et nous créerons une fondation nationale associant financement public et privé. En ce qui concerne l’obésité, nous mettrons en œuvre un programme d’information alimentaire dès l’école. Un plan de santé mentale sera proposé au Parlement. Notre priorité sera de développer les services de psychiatrie et de pédo-psychiatrie, d’investir dans la prévention et de lutter contre l’exclusion des personnes souffrant de troubles psychiques. - Nous organiserons une politique de soins spécifiques à l’égard des personnes dépendantes de la drogue et de toutes les addictions. En ce qui concerne le cannabis, face aux risques liés à une consommation largement répandue, nous ouvrirons un débat pour proposer une régulation publique, et une révision de la loi de 1970.- Nous renforcerons les moyens de la santé scolaire, de l’école primaire à l’université. Nous confierons à la médecine du travail une vraie mission de service public en faisant de la lutte contre les accidents du travail une priorité de santé publique et en garantissant son indépendance »

 

 

Mon avis : UMP et PS s’accordent sur la prévention des maladies graves, notamment par l’information ; rien à dire là-dessus, si ce n’est le risque de noyade dans un flux ininterrompu de données, au sein duquel il pourrait s’avérer difficile de faire le tri… J’approuve autant la proposition du PS d’une fondation nationale associant financements publics et privés pour la lutte contre le SIDA, que la proposition de l’UMP tendant à une logique d’engagement contractuel des professionnels de santé avec les pouvoirs publics. Je crois sincèrement que l’analyse que la droite expose concernant les professions de santé est valable. Bravo également à la gauche pour la volonté de renforcer les moyens de la santé scolaire ; hormis deux trois vaccins, on n’en voit pas vraiment la couleur durant toutes nos années sur les bancs…

 

 

En revanche, et pour taper sur tout le monde : côté UMP, à force d’augmenter les remboursements par ci et tripler les moyens par là, je commence vraiment à me demander comment ils réussiront, au bout du compte, à réduire la dette ; côté PS, tant l’expression « plan de santé mentale » que ce qu’elle recouvre m’effraient, le tout-psy occupant déjà une place bien trop importante dans notre société. Il y a des malades, certes, et  il existe des troubles psychiques, psychiatriques, psy tout court (je suis bien placée pour le dire), mais de là à en faire une priorité nationale, il y a un gouffre, non ? Surtout lorsque l’on connaît la consommation française de produits en tout genre en ce domaine. Quant au cannabis, « régulation publique » ou prochaine régularisation ?...

 

 

Réponse : 1/ UMP   2/ PS

 

 

Publié dans Présidentielle 2007

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