Chirac en examen... quid de l'image marketing française ?

Publié le par Alliolie

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Monsieur Chirac, ex président de la République française (et pas seulement pour un quinquennat, excusez du peu) est mis en examen dans l'affaire dite des emplois fictifs de la mairie de Paris. Soit.

Certes, personne n'est au-dessus des lois, pas même un ancien chef d'Etat et ancien maire de Paris.  

Toutefois, l'affaire concernerait une vingtaine de postes au cours d'un mandat exercé durant presque le même nombre d'années et alors que cette mairie recensait environ 40000 postes, et que par ailleurs ledit chef d'Etat reconnait aisément les faits.

On crie au clientélisme alors qu'à mon humble avis monsieur Chirac aurait pu, si clientélisme il avait voulu mettre en oeuvre, employer bien davantage de personnes, pour des durées et des montants autrement plus importants.

Ma question est ainsi la suivante : était-il absolumment nécessaire, pour la sauvegarde de notre Etat de droit et la crédibilité de notre système judiciaire, de mettre en examen notre ancien chef d'Etat dans une affaire aussi mineure (ayons l'honnêteté intellectuelle de le reconnaitre), alors que cela peut avoir des effets réellement désastreux en termes d'image internationale de la France ?

Sommes-nous à ce point crédules pour pouvoir imaginer que le commun des mortels étranger ira plus loin que l'affirmation de " détournement de fonds publics par un chef d'Etat français"? Qu'il cherchera à savoir si l'affaire concernait une villa à Saint-Tropez payée aux frais du contribuable ou plutôt une vingtaine de postes attribués par le maire de la plus grande ville de France, où il y a bien autre chose à faire qu'à s'intéresser en profondeur à la direction des ressources humaines?

J'attend vos commentaires...

 

Publié dans De nos jours

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Laurent 27/11/2007 19:37

Petites précisions : Je n'avais pas employé l'expression "fait du prince" dans son sens applicable en droit administratif mais dans le sens étendu d'un acte arbitraire d'une personne détenant une autorité. J'ai employé le mot "civil" dans un sens plus général aussi, ce qui relève de l'indemnisation ou des décisions administratives, hors de toutes sanctions pénales.
Continues à nous enrichir de tes interventions, bien construites intellectuellement. :-)

andrem 27/11/2007 13:50

PARTIE II
Mais je me refuse également à deux autres choses, tout aussi néfastes à mon sens:La première est ce que vous faites, ma chère Alliolie, il est temps que je vous fasse la bise depuis le début de ce billet et vous reprocher votre silence interminable, ce que vous faites donc, tenter d'argumenter sur le thème "ce n'est pas si grave parce que ce pourrait être ^pire, il aurait pu faire pire en effet, et que devient l'honneur de la France et son image à l'étranger, après tout que sont une petite vingtaine de postes", bref en quelques lignes vous nous avez énuméré tout ce que j'ai entendu pour la défense du monsieur depuis une semaine avec une telle concision que c'est à la fois habile et touchant.Vous devriez être son avocate.Cette première question appelle de très nombreux débats possibles sur chacun des arguments que vous soulevez, qui sont du ressort des audiences du procès, sur auxquels j'ai évidemment quelques idées, mais qui me semblent hors sujet sur ce dont je veux parler.Seconde chose néfaste.La récupération politique. J'ai été choqué par l'attitude "réflexe" de certains hommes de gauche qui se sont ouvertement réjouis de voir Monsieur Chirac en examen. J'ai été un peu rassuré par la modération qui a suivi, soit qu'ils aient un peu réfléchi sur eux-mêmes et sur les principes de séparation des pouvoirs, soit qu'ils aient soudain pensé au caractère pervers de ce petit jeu qui se nomme boomerang. Peu importe leurs motivations, cette modération me rassure. Je ne parle pas des propos de l'extrême gauche, ils ne font pas partie de ceux qui portent mes idées ou une partie d'entre elles à part un tout petit chouilla qui saura se débrouiller tout seul.J'en suis d'autant plus rassuré que, et là c'est ma liberté de citoyen qui reviens sur le devant et non la rigueur de la justice, j'ai la conviction que le zèle des juges à l'encontre de Monsieur Chirac n'est pas tout à fait innocent, et que la question politique, si elle existe dans cette affaire, est une question entre la droite et la droite.Ne me demandez pas des preuves, l'objection est trop facile, et si le citoyen que je suis ne devait choisir ou juger que sur preuves, il ne choisirait jamais, et jamais il n'aurait la moindre opinion de rien. Encore heureux que nous ne soyons pas contraints d'avoir des preuves. La lecture attentives de journaux, les logiques de certains comportements, les haines ostensibles auxquelles nous pouvons assister par le jeu tellement organisé des médias qu'ils se prennent les pieds dans tous les tapis qui volent, et la pensée réfléchie ou inconsciente finissent par nous donner des opinions.Là encore, elles justes ou fausses, elles sont hâtives ou hagardes, elles sont sans fondement ou bien structurées, ce sont des préjugés ou des avis circonstanciés, mais c'est MON opinion de citoyen, et elle n'aura de rôle que si, par le jeu des institutions démocratique, elle s'avère majoritaire dans ma maison, dans mon village, dans ma tribu, dans ma région, dans mon pays, et pourquoi pas, dans l'univers.Voilà tout ce que je peux dire, d'un trait et sans me relire, sur cette affaire de mise en examen de Monsieur Chirac. Je n'ai pas vraiment répondu à votre question sinon en lui reprochant d'être ^prématurée, en ce qu'elle relève de plaidoiries à venir éventuellement, et que le sujet aujourd'hui relève d'une part, pour ce qui est de Monsieur Chirac, de la marche de la justice dans l'indépendance que je lui souhaite, et avec les moyens qu'elle devrait avoir et qu'on lui refuse, au contraire, chaque jour la voit un peu plus déshabillée, et pour ce qui est du citoyen de l'opinion qu'il peut se forger en toute liberté et si possible en toute honnêteté face à son miroir, à partir de la montagne de renseignements contradictoires et enchevêtrés que lui déversent les médias.Mon opinion, si je n'ai pas su vous la dire clairement est que je considère Monsieur Chirac comme innocent des reproches qu'on lui fait, et que le seul moyen désormais que la vérité apparaisse est que la justice fasse bien son travail, sans que personne ne se mêle de la distraire.Et, à titre infiniment subsidiaire, si par extraordinaire il venait à être déclaré coupable, sa notoriété, son rôle dans l'histoire, les postes qu'il a occupés et son temps de présence dans la vie politique du pays et donc dans ma vie à moi, devront être des circonstances aggravantes et non atténuantes pour le verdict de l'éventuelle peccadille.

andrem 27/11/2007 13:48

PARTIE I
Il y a belle lurette que je n'ai aucune estime pour Monsieur Chirac. Je le dis sincèrement, et mon jugement s'appuie sur quarante années d'intérêt pour la politique (au moins). L'estime que je ressens pour certains et non pour d'autres, même si elle va plutôt vers ceux qui défendent mes idées, ou une partie d'entre elles, n'est pas entièrement conditionnée par cette tendance, et relève de ma liberté de citoyen de juger tout individu dont l'action aura, sous une forme ou une autre, un impact significatif sur ma vie, ce qui est le cas des hommes politiques.Non point un jugement au nom du peuple français, mais un jugement au nom de moi-même, qui, pour moi, comme pour chacun qui juge au nom de lui-même, est essentiel.A droite, il y a des personnes que j'estime, d'autres que je n'estime pas, et d'autre enfin que j'estime plus proches de l'ordure qu'autre chose. Monsieur Cirac est de la deuxième catégorie. A gauche, les trois catégories existent aussi, ceal va sans dire et cela va (beaucoup) mieux en le disant.Puis il y a le jugement au nom du peuple français. C'est bien entendu celui-ci dont on parle. Dès cet instant, l'estime ou l'absence d'estime que je porte à la personne concernée disparaît. Elle ne doit plus avoir cours dans le monde judiciaire qui est devenu l'acteur principal, du moins elle ne doit pas intervenir. En d'autres termes, le fait que je n'aie pas d'estime pour Monsieur Chirac ne peut en rien intervenir comme un élément à charge, par exemple, et si quelqu'un jugeait bon de le faire je ne manquerais pas de le lui reprocher vertement, et le cas échéant, de me contredire en proclamant ma haute estime, le temps qu'il faudra, pour parer à toute manipulation.Ceci exposé, j'en viens au cas particulier du citoyen Chirac accusé de détournements de fonds. Il aurait dit-on, fait embaucher par la ville de Paris un certain nombre de personnes qui n'auraient pas travaillé n réalité pour la ville mais pour son compte personnel. Voilà ce qu'on dit, je n'emploie peut-être pas les bon mots utilisés dans les chefs d'accusation officielle, mais je ne dois pas être loin de ce qui lui est reproché. L'usage du conditionnel ici n'est pas une simple précaution oratoire hypocrite comme on l'entend si souvent dans les médias; je me l'applique à moi-même et je me refuse à considérer que les faits sont avérés.

andrem 27/11/2007 10:12

J'ai envoyé mon commentaire par imêle, faute d'y parvenir en direct ici. Je ne sais pas ce qui bloque, de chez moi ou de chez vous, pour tranmettre.
Je sais qu'over-blog a souvent d'étranges comportements.
Et toujours les barres inversées à la place des apostrophes. Je les ai corrigées à la main cette fois, mais on ne peut le faire sur de longs textes.

Padan 26/11/2007 20:31

Je suis content de relire des articles de mon éditorialiste préférée.
Bisous..