Silence
Je ne comprends pas que l'on passe certains renseignements quasiment sous silence ( ou comme si, tellement il faut lancer des fouilles pour tomber dessus).
Alors que, pire que tout, ces informations seraient en ce moment, je pense, fort utiles à nos amis politiques en pleine campagne, et que, pire encore, il y a va peut-être de la prochaine conflagration mondiale. Après tout, vous avez raison, c'est beaucoup moins intéressant que les retraites.

Qu'est-ce qui me chagrine à ce point ? Qu'on parle si peu :
- de la Corée du Nord : aura l'arme nucléaire, l'aura pas ?
- de l'Italie qui vante les mérites d'un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU... un siège permanent européen. Because si l'Allemagne en obtient un, comme la France et la GB y sont déjà, l'Italie se retrouve out pour en obtenir un elle aussi. Autant faire un lot.
- de Chavez, danger public au Venezuela. Peron ? Mussolini ? Hitler ?...
- de l'éventuel déclin de la Chine, dont la croissance incroyable est avant tout fondée sur l'export et sur quelques tripatouillages étatiques.
- des tchéchénes
Pourquoi je relie tout cela ? On pourra me dire que chacun de ces sujets mérite certes de l'attention, mais qu'il n'y a pas de quoi en faire un camembert ( français ).
- parce que je ne vois franchement pas comment on pourra arrêter la Corée du nord si elle détient effectivement et développe l'arme nucléaire. Les Etats-Unis ne bougent pas, et même si pour une fois (n'est-ce pas magnifique ? ), la GB, la France et l'Allemagne parlent d'une même voix, elles ne peuvent pas grand chose les pauvrettes. Un bel exemple de dissuasion du fort au fou... Qui craquera en premier ?
- parce que de l'autre côté de la planète, on se tire dans les pattes pour occuper une place symbolique sur la scène internationale, quite à se griller soi-même toute chance d'en avoir un pourvu que l'autre n'en ai pas non plus.
- parce que pendant ce temps, un espèce de malade poursuit ses petites affaires dans l'indifférence quasi générale, comme si un arsenal traditionnel et une bonne dose de persuasion ne pouvaient pas faire de gros dégâts.
- parce qu'il ne faut jamais s'avouer vaincus : comme le dit un de mes partenaires de réflexion, Rome ne s'est pas faite en un jour. Il est possible que la Chine cale un peu à un moment ou à un autre. A ce moment la, nous devrons être prêts à réagir, à pouvoir, de notre côté, être réellement compétitifs.
- parce qu'enfin pas loin de chez nous des enfants se font torturer, leurs parents sont enlevés, et sous prétexte que la guerre est censée être finie, il n'y a que deux-trois journalistes pour s'interposer.
Et à côté de tout celà, bien sûr, réduisons le budget de la défense au profit des salaires de la SNCF, et surtout ne signons pas un traité nous garantissant, au moins un peu plus, une certaine solidarité avec 25 Etats...
Enfin, c'est juste mon avis.