Passe ton bac d'abord
Le bac, joyeuse arnaque intellectuelle.
Quand je vois les taux d'échec en première année en fac, je me dis qu'il serait vraiment temps que l'on augmente un peu le niveau. Rappel : le bac n'est pas une fin en soi, mais une étape vers l'enseignement supérieur. Passons.
Mon père vient de me rappeler, avec ses mots que je supporte mal, qu'être majeur n'allait pas me permettre de ne pas être placé sous son étroite surveillance, où que je sois.. Par conséquent, lorsqu'on vont balance les "passe ton bac d'abord", méfiez-vous : ce n'est qu'une formule convenue au même titre que le "ça va" ou le "comment vas-tu", le "bonne année" et j'en passe.
On m'avait dit qu'on me foutrait la paix, il n'en est rien. Je ne dis pas que l'on doit renier ses parents sous prétexte qu'on avance dans l'âge adulte. Mais ne pourraient-ils pas comprendre qu'il y a un moment où la tutelle se fait pesante et où l'on voudrait, quite à faire des conneries, se démerder seuls ?
Oui, j'aimerai pouvoir me casser la gueule et ne m'en prendre qu'à moi-même. Cela s'appelle la prise de responsabilité, cependant il est vrai que cette notion est largement oubliée de nos jours.
Et jusqu'à quel âge doit-on faire l'objet d'une évaluation par ses parents ? Vous savez, le niveau scolaire ou professionnel, le niveau social, le niveau santé, voire le niveau esthétique. "Oui, tu fais une belle carrière, mais quand nous donneras-tu des petits-enfants ?". "Il faut penser à te marier, l'horloge tourne". "Pense à ta santé, détend-toi".
Comme beaucoup de ces petits cons de post ados, j'ai envie de leur dire merde. A la limite du caricatural "je fais ce que je veux".
En réalité, cela me blesse plus que cela m'énerve. C'est douloureux de se rendre compte que les personnes qui sont censées vous connaitre le mieux ne vous connaissent pas, ou seulement de façon partielle.
J'en ai ras-le-bol des leçons.
Oui, je ne réussis pas tout. Oui, je ne suis pas la fille que vous auriez aimé avoir. Désolée et merde.
C'est juste mon avis.