Présidentielle 2007 : l'aide au développement
Jeu : Oh toi lecteur, sauras-tu restituer à chaque parti les propositions suivantes ?
1/ PS ou UMP ?
« Notre politique extérieure, sans méconnaître les réalités internationales et les intérêts nationaux, sera guidée par des principes : le respect des Droits de l’Homme, le contrôle de la prolifération nucléaire, le règlement des conflits dans le cadre de l’ONU. Il nous faut affirmer la vocation européenne de notre diplomatie. Dans certains domaines, la politique européenne doit être le vecteur majeur de notre action. Ainsi, pour notre politique africaine : l’invention d’une autre voie, rompant avec la « France/Afrique », fondée sur l’essor de la coopération économique, la présence accrue de l’Europe, le développement de la francophonie doit être à l’ordre du jour. Il ne s’agit pas d’abdiquer nos responsabilités mais de leur donner une autre dimension, et finalement, plus d’efficacité. Notre politique étrangère doit privilégier trois horizons ; la politique d’aide au développement ; le renforcement de la dimension méditerranéenne ; une présence plus active à l’Est de l’Europe […]. Nous ferons de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger l’opérateur de la coopération éducative internationale de
2/ PS ou UMP ?
« Des obligations de résultat pour notre politique d’aide au développement : Grâce à la création du service civique et à la valorisation de l’engagement et du bénévolat, nous relancerons la coopération. Notre politique d’aide au développement aura pour destination principale l’Afrique subsaharienne. Ses moyens seront augmentés, mais elle aura des obligations de résultat. Ses priorités seront la santé, notamment celle des femmes et des enfants, la formation professionnelle et technique, la formation des enseignants et le transfert des technologies propres. Notre participation aux initiatives internationales pour lutter contre les grandes pandémies (dont l’épidémie de Sida qui menace la survie même de plusieurs pays africains) et traiter la question des maladies indigentes et celle des maladies émergentes, nous place parmi les premiers contributeurs mondiaux. Il faut la compléter par une aide renforcée de pays à pays. D’immenses progrès restent à faire pour faciliter l’utilisation de ces ressources sur le terrain en renforçant les systèmes locaux de santé (distribution des médicaments, capacités de gestion, développement des ressources humaines locales…). Nous ne soutiendrons ni les dictatures, ni les pays dirigés par des régimes corrompus. Les migrants installés en France pourront déduire de leurs impôts tout ou partie des sommes qu’ils investissent au profit du développement de leur pays d’origine, à l’image de la défiscalisation des investissements outre-mer qui s’est révélée efficace. »
Mon avis : Une fois encore, je n’aurais pas réussi à distinguer les deux programmes. PS et UMP semblent avoir intégré que pour permettre à une population de se nourrir, mieux vaut lui apprendre à pêcher que lui donner du poisson. L’accent est ici mis sur la formation et la santé, qu’en dire de mal ? Quelques différences cependant. Je note d’une part la volonté de la gauche de vouloir rompre avec l’anti-américanisme de principe, et son souci européen (vocation européenne de la diplomatie française, volonté d’aide aux pays de l’est, etc.). D’autre part, bravo à l’UMP pour la proposition de déductions fiscales en contrepartie des investissements réalisés par les migrants dans leurs pays d’origine. Je n’ai pas les compétences requises pour en dire davantage sur ce sujet…
Réponse : 1/PS 2/ UMP