2006, année utile
L’année 2006 se termine, et la tradition fleurit dans les magazines de récapituler tout ce qui a pu s’y dérouler avant de passer à l’année suivante. Je vous y renvoie si vous êtes adeptes des grandes avancées sociales, économiques, culturelles et politiques sensées être survenues dans ce laps de temps.
Moi j’aime les bilans, et moi j’aime les « moi je » pour la simple raison qu’ils sont plus fréquents que les « toi, tu… » ; on fait trop d’éloges à la rareté, et on ignore trop ce qui est accessible.
Villepin souhaitait une « année utile ». Pour moi, ce fut probablement une année décisive et définitivement mémorable. En 2006 (soit en une seule année !) :
- j’ai effectué ma première année en tant que détentrice du permis de conduire ;
- j’ai eu 20 ans ;
- j’ai emménagé dans mon premier studio ;
- j’ai eu mon premier « vrai » diplôme universitaire (le baccalauréat ne compte pas) ;
- j’ai failli perdre un frère d’une maladie foudroyante et la plupart du temps fatale en 48 heures ;
- j’ai assisté à la fantastique guérison de mon frère ;
- j’ai commencé à assister à ma propre guérison ;
- j’ai failli perdre le procès de ma vie, face à l’un des avocats les plus reconnus de France ;
- j’ai gagné le procès de ma vie, face à l’un des avocats les plus reconnus de France ;
- j’ai redécouvert les joies de la grasse matinée ;
- j’ai encore beaucoup appris et ai encore pris conscience que j’avais encore beaucoup à apprendre…
Et surtout, tous ces « moi, je », je ne les ai pas vécu seule, ce qui est, je pense, le plus important.
Bonne fin d’année à tous, merci aux « je » qui pourraient joindre leurs « je » aux miens.
Une seule question reste irrésolue : après une année comme celle-ci, je me demande vraiment ce qui nous attend pour 2007 (Nicolas Hulot président ? une tempête de neige en août ?...)…